En naviguant sur notre site vous acceptez l'installation et l'utilisation des cookies sur votre ordinateur. En savoir +

Menu Logo Principal

Le jardin botanique de la Villa Thuret d'Antibes

Le jardin botanique de la villa Thuret

Collections

Le jardin botanique de la villa Thuret présente des collections d’une grande diversité de port, de teinte et de texture. Depuis le début des plantations, des milliers de végétaux ligneux ont été introduits et testés dans le jardin. Eucalyptus, palmiers ou conifères exotiques atteignent ici des dimensions remarquables.

collection1

1600 espèces exotiques

Les collections actuelles se composent essentiellement d’arbres et arbustes allochtones, originaires de régions du monde présentant un climat méditerranéen ou tempéré chaud. Elevés en serre, ils sont ensuite cultivés en plein air}.
En terme de diversité, les collections actuelles comprennent 2500 arbres et arbustes représentant 1600 espèces. Le processus d’acclimatation s’effectue selon des règles précises : introduction des espèces par graines, plantation et entretien en conditions semi naturelles dans le jardin, suivi de comportement, notation et vérification botanique.
Chaque plante est enregistrée et positionnée géographiquement. La base de données du jardin Thuret permet de gérer l'ensemble des informations concernant les collections. Ces données entrent également dans la base du Réseau National des Arboretums Publics.
Un patrimoine dynamique
Depuis 1980, un programme de rénovation du jardin permet chaque année d’introduire en moyenne 200 nouvelles espèces dans le respect des conventions internationales de protection de la biodiversité.

Des arbres exceptionnels

Les 1600 espèces du jardin botanique de la villa Thuret se répartissent en 144 genres et 131 familles, principalement des espèces ligneuses.

Certains groupes taxonomiques sont particulièrement bien représentés : les cycadales, les conifères, dont une collection exceptionnelle de cyprès ; les palmiers (une trentaine d'espèces comprenant notamment de très beaux spécimens de Jubaea chilensis) ; les légumineuses (diverses espèces d'acacias australiens) ; les chênes méditerranéens ; les myrtacées australiennes (Callistemon, Calothamnus, Eucalyptus, Melaleuca) ; les myoporacées ; les pittosporacées (dont une collection importante de Pittosporum spp.) ; les protéacées (genres Banksia, Hakea, Grevillea, Leucadendron), les malvacées...

Il ne faut pas manquer les superbes Jubaea spectabilis, cocotiers du Chili à troncs éléphantesques, Nannorrhops ritchieana palmier afghan cespiteux à floraison terminale, rare en culture. Citons également quelques arbres exceptionnels, pour leurs dimensions ou leur esthétique : Arbutus andrachne et son écorce rouge veloutée, Agathis robustaCupressus macrocarpaEucalyptus dorrigoensis (38 mètres de haut, superbe tronc blanc), Taxodium mucronatum (issu d'une bouture du plus gros arbre du monde ! ), Melaleuca linariifolia à l'écorce papyracée et à l'extraordinaire floraison blanche.

Voir aussi

CARACTERISTIQUES

Le jardin Thuret a le dessin classique des jardins du XIXème siècle.

C’est un jardin botanique dans lequel des plantes méconnues en France sont introduites après avoir été expérimentées en pépinière. C’est aussi un arboretum où s’effectue la culture expérimentale en pleine terre de collections d’arbres et arbustes.

Superficie : 3,5 ha.

Coordonnées géographiques (phare de la Garoupe) : 43º 33' 51" N, 07º 08' 01" E.

Altitude : 20 à 40 m.

Orientation : pente exposée au Nord-Est.

Sol : argiles de décomposition de laves basiques (andésites augitiques). Sol profond, non calcaire, pauvre en matière organique, riche en minéraux ; pH compris entre 7 et 8.

Climat : de type méditerranéen, il est caractérisé par sa relative douceur hivernale, sa sécheresse estivale et son régime de pluies abondantes mais brutales en automne, et au printemps.

Vents dominants : Nord-Est et Ouest.

Les végétaux se développent librement dans le jardin pour les besoins de l'acclimatation et de l'expérimentation sans aucun traitement phytosanitaire. Ceci afin de tester la capacité des plantes introduites à tolérer les conditions locales (climat, sol…). Les formes naturelles des arbres sont également respectées et les rares activités de taille ou d’élagage sont destinées à assurer la sécurité des visiteurs et la libre circulation dans les allées. L’arrosage est effectué manuellement ; il est réservé aux premières années après plantation, afin d’aider les arbres à s’installer. Les herbes sauvages maintiennent une couverture végétale qui protège efficacement le sol contre l’érosion. Elles sont entretenues de façon à permettre leur reproduction par graine (tontes printanières tardives). Les litières d'écorces et de feuilles sèches, ainsi que le bois mort, sont conservés afin de favoriser la constitution d’humus et de préserver l’équilibre biologique.

L’été est une saison difficile pour les plantes en région méditerranéenne : celles qui résistent présentent des caractères morphologiques ou physiologiques leur permettant de tolérer la sécheresse estivale. Elles présentent un cycle de développement qui tient compte des conditions climatiques : repos estival, croissance et développement en automne et au printemps, parfois en hiver.

Il n’y a pas de pelouse engazonnée, mais des prairies changeantes : fleuries au printemps et à l’automne, elles sont sèches durant l’été.

Les techniques d’entretien tiennent compte de ces spécificités et tentent de créer une harmonie entre les végétaux et le milieu.

Le climat aux hivers doux et aux étés secs de la Riviera, sans grande variation des moyennes de température en cours d’année, convient aux plantes des régions tempérées chaudes.

Ainsi cohabitent sans difficulté dans le jardin, de grands végétaux provenant de pays à climat de type méditerranéen (Afrique du Sud, Australie, Californie, Chili, Mexique, pays du bassin méditerranéen) et d'autres régions du monde à climat subtropical ou tempéré chaud (Chine, Japon, Nouvelle Zélande...).